Les débats se déroulent à Durango (Biscaye) depuis le 30 de juin. En amont, La Via Campesina a déjà réalisé des journées similaires en Amérique Latine, en Asie et en Afrique. À la fin de l’année La Via Campesina organisera en Thaïlande une journée mondiale où seront recueillies toutes les contributions des diverses organisations continentales.

Une cinquantaine de personnes de Via Campesina de toute l’Europe participent à la journée de discussion interne sur l’agroécologie à partir du samedi 30 juin à l’ikastola Ibaizabal de Durango, avec le syndicat EHNE-Bizkaia comme hôte. Le résultat du travail, dont le but principal est de concrétiser la vision de l’agroécologie en tant que Coordination Européenne Via Campesina et le processus pour la renforcer et l’étendre au continent, sera porté à la fin de l’année lors de la journée globale à tenir par La Via Campesina internationale pour établir son discours à l’échelle mondiale, ainsi que sa stratégie et sa planification. Il faut savoir que pour La Via Campesina l’agroécologie est un instrument indispensable pour avancer vers la souveraineté alimentaire des peuples. Justement, l’organisation européenne de La Via Campesina sera la dernière à compléter le processus de réflexion et de contributions au sujet de l’agroécologie. D’autres rencontres semblables se sont déjà tenues en Amérique Latine, en Asie et en Afrique dont les résultats ont été excellents et encourageants, comme l’a souligné lors de la première session Peter Rosset, agroecólogiste et technicien de La Via Campesina qui se charge de dynamiser le travail dans cette matière.

Ce dernier a mis en exergue, notamment, qu’il ce qui compte dans l’agroécologie ce n’est pas son nom -en effet, pour évoquer le même concept, selon les cultures et les lieux, différents termes sont employés (ex. : agriculture organique à Cuba et aux Philippines)-, mais les principes sur lesquels elle repose et que ceux-ci sont issus des connaissances ancestrales des communautés indigènes et paysannes. « L’agroécologie n’est pas la création de l’université mais de la connaissance indigène et paysanne, que des scientifiques ont aidé à systématiser, par la suite, afin d’en faire une science » a-t-il souligné.

Petter Rosset a donné des exemples intéressants d’expériences agroécologiques dans différentes régions du monde, comme l’agriculture à coût zéro en Inde, le processus collectif du Zimbabwe ou l’initiative indigène au Ghana. Il a rappelé ce que lui a dit le chef indigène du Ghana à propos de la culture agroalimentaire industrielle. « Elle se cultive vite, se mange vite et meurt vite ».

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